Les sénateurs dévoilent leurs intérêts, et après ?

Par

Depuis quelques jours, le Sénat dévoile sur son site internet les activités parallèles de ses 348 parlementaires. Certaines sont anecdotiques, d'autres plus questionnantes, et devraient amener à écarter des sénateurs de certaines discussions. Mais aucune mesure contraignante n’est prévue. Le Sénat compte sur l'auto-régulation...

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C'est une avancée. Depuis quelques jours, le Sénat dévoile sur son site internet les activités parallèles de ses 348 parlementaires. En vrac, on apprend que Roger Karoutchi est aussi « conseiller sur une série potentielle de télévision », René Vestri actionnaire d’une plage de Saint-Jean-Cap-Ferrat, André Gattolin « consultant en prestations journalistiques », Ronan Dantec « auteur de livres historiques illustrés ». Pas sûr que ces détails apportent une contribution majeure à la prévention des conflits d’intérêts, mais pour les gros cumulards (tels Serge Dassault ou Philippe Marini), l’exercice est plus contrariant : la compilation de leurs multiples mandats dans des sociétés privées, ainsi étalés, interpelle.