Eux, nazis? Les accusés du procès Méric nient

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L'un était surnommé « le Führer », l’autre s’est fait tatouer « Travail, famille, patrie » sur le bras. Aujourd’hui, jugés devant la cour d’assises de Paris pour la mort de Clément Méric, en juin 2013, ces anciens skinheads tentent de se faire passer pour des jeunes influençables et qui ont fait de mauvaises rencontres.

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Un procès d'assises offre ceci de précieux qu'il permet de prendre le temps de disséquer un dossier, mais aussi d'étudier avec minutie la personnalité des accusés. On y juge des hommes, pas seulement des faits. On se dit donc, lors du procès, commencé depuis mardi à Paris, des trois skinheads impliqués dans la mort de Clément Méric, le 5 juin 2013, que l'on va peut-être apprendre comment fonctionne un cerveau d'ultradroite. Qu'y a-t-il au juste sous ce crâne rasé ? S'y passe-t-il des choses qui peuvent expliquer l'obsession morbide de la force, la haine de l'autre, le culte de la virilité, le goût pour la violence qui cimentent les nazillons à travers les époques ?