Régionales: le FN est en tête dans six régions

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Le Front national arrive en tête du premier tour des élections régionales dans six régions sur treize, avec plus de 28 % des suffrages en France métropolitaine. En région Paca, Marion Maréchal-Le Pen est à plus de 40 % comme Marine Le Pen dans sa région. Dans ces deux régions, le PS retire ses listes.

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Le point sur les résultats du premier tour des élections régionales. Le Front national est arrivé en tête du premier tour des élections régionales avec plus de 28 % des suffrages à l'échelle de la France métropolitaine, selon des résultats partiels publiés par le ministère de l'intérieur. Sur 92 % des inscrits, le Front national recueille 28,69 % des suffrages exprimés, devant le bloc formé par Les Républicains, le Modem et l'UDI (26,89 %) comme devant le Parti socialiste et ses alliés (23,17 %).

Le mouvement dirigé par Marine Le Pen arrive en tête dans six régions : Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté.

La droite et le centre occupent la première place dans quatre régions : Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie et Pays de la Loire.

La gauche et ses alliés arrivent en tête dans les régions Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et en Bretagne, ainsi qu'au premier tour des territoriales en Corse.

Voici les candidats arrivés aux trois premières positions. Les résultats complets peuvent être consultés ici.

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (résultats définitifs) : Florian Philippot (Front national) 36,06 %, Philippe Richert (Les Républicains) 25,83 %, Jean-Pierre Masseret (PS) 16,11 %.

Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (sur 93 % des inscrits) : Alain Rousset (PS) 30,20 %, Virginie Calmels (LR) 26,88 %, Jacques Colombier (FN) 23,78 %.

Auvergne-Rhône-Alpes (sur 85 % des inscrits) : Laurent Wauquiez (Les Républicains) 32,34 %, Christophe Boudot (Front national) 26,42 %, Jean-Jack Queyranne (PS) 22,95 %

Bourgogne-Franche-Comté (sur 99 % des inscrits) : Sophie Montel (Front national) 31,50 % , François Sauvadet (UDI-Les Républicains) 24,05 %, Marie-Guite Dufay (PS) 22,99 %

Bretagne (résultats définitifs) : Jean-Yves Le Drian (PS) 34,92 %, Marc Le Fur (LR) 23,46 %, Gilles Penelle (FN) 18,17 %

Centre-Val de Loire (résultats définitifs) : Philippe Loiseau (FN) 30,95 %, Philippe Vigier (UMP-UDI) 26,27 %, François Bonneau (PS-PRG) 24,03 %

Corse (résultats définitifs) : Paul Giacobbi (divers gauche) 18,35 %, Gilles Simeoni (régionalistes) 17,63 %, Camille de Rocca Serra (divers droite) 13,23 %

La Réunion (résultats définitifs) : Didier Robert (Union de la Droite) 40,36 %, Huguette Bello (Union de la Gauche) 23,80 %, Thierry Robert (centriste) 20,32 %

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (sur 86 % des inscrits) : Louis Aliot (Front National) 33,40 %, Carole Delga (Liste PS-PRG-MRC-Génération Écologie) 23,89 %, Dominique Reynié (LR-UDI-Modem-CPNT) 18,69 %

Nord-Pas-de-Calais-Picardie (sur 89 % des inscrits) : Marine Le Pen (FN) 41,65 %, Xavier Bertrand (Les Républicains) 25,12 %, Pierre de Saintignon (PS) 17,34 %

Normandie (résultats définitifs) : Hervé Morin (UDI) 27,91 %, Nicolas Bay (FN) 27,71 %, Nicolas Mayer-Rossignol (PS) 23,52 %.

Pays de la Loire (sur 86 % des inscrits) : Bruno Retailleau (Les Républicains-UDI) 34,42 %, Christophe Clergeau (PS) 24,37 %, Pascal Gannat (FN) 22,50 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur (sur 64 % des inscrits) : Marion-Maréchal Le Pen (FN) 42,87 %, Christian Estrosi (Union droite) 24,24 %, Christophe Castaner (Union gauche) 16,11 %

Lundi 7 décembre. « Nous allons nous retirer » en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, affirmait en début de journée Jean-Christophe Cambadélis sur RTL. Si le retrait des socialistes est acté en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Paca, ce n'était pas encore le cas dimanche soir pour le candidat PS Jean-Pierre Masseret dans le Grand-Est. « Je comprends [les militants], je sais ce que cela représente pour eux, qui se sont battus fortement pour essayer de l'emporter. Ils savent que le total gauche ne permet pas de concourir », a insisté le patron du PS. Niet, a maintenu Massenet lors d'une conférence de presse en milieu de journée, souhaitant que « le choix démocratique s’exprime au second tour ».

Dimanche 6 décembre, 22 h 10. Le secrétaire général du parti socialiste annonce que le PS fera « barrage républicain » dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Paca. « Les listes PS seront présentes là où le total gauche permet de l'emporter et ainsi de barrer la route au FN », a-t-il déclaré. « Dans les régions à risque FN où la gauche ne devance pas la droite, le PS décide de faire barrage républicain, notamment en NPDCP et Paca. »

Jean-Christophe Cambadélis

21 h 45. Le candidat socialiste en Île-de-France Claude Bartolone déclare : « Nous sommes en position de remporter la région Île-de-France lors du second tour. » « J'en appelle au rassemblement total, pas une voix de gauche, pas une voix écologiste ne doit manquer. » « Je suis fier que dans notre région, nous ayons pu contenir la morsure du Front national. »

21 h 15. En Normandie, le candidat de la droite arriverait en tête de justesse avec 27,9 % des suffrages, selon les résultats provisoires du ministère de l'intérieur. Le candidat du Front national, Nicolas Bay, le talonne avec 27,79 % des voix. La gauche, emmenée par Nicolas Mayer-Rossignol, arrive en troisième position avec 23,46 %.

21 h 00. Selon les résultats provisoires du ministère de l'intérieur, dans la région Centre-Val de Loire, le candidat frontiste Philippe Loiseau arrive en tête avec 31,50 % des voix, devant le candidat de droite Philippe Vigier (26,15 %) et le socialiste François Bonneau (23,50 %). Désormais, le Front national pourrait être en tête dans sept régions, les résultats dans la région Normandie étant encore incertains.

20 h 30. Selon les résultats provisoires du ministère de l’intérieur, dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la candidate FN Marine Le Pen arrive en tête avec 42,86 % des voix, devant le candidat Les Républicains Xavier Bertrand (25,46 %), et le candidat de gauche Pierre de Saintignon (16,38 %).

20 h 30. Marie Le Pen affirme : « Le mouvement national est désormais sans conteste le premier parti de France [...]. Le peuple français peut être fier de ne pas avoir cédé aux injonctions antidémocratiques politiques et médiatiques. [...] Le FN est le seul front véritablement républicain car il est le seul à défendre la nation et sa souveraineté. Il est le seul qui pourra reconquérir les territoires perdus de la République, de Calais, ou de nos banlieues, et remettre en valeur les territoires de notre campagne. »

Marine Le Pen

20 h 25. Selon des résultats provisoires du ministère de l'intérieur, en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Le candidat socialiste Alain Rousset est en tête avec 29,17 %, suivi du candidat de la droite, Virginie Calmels (26,45 %) et du candidat frontiste Jacques Colombier (25,20 %)

20 h 35. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, le candidat FN Florian Philippot arrive en tête avec 37,87 % des voix, devant le candidat de droite Philippe Richert (25,24 %) et celui de gauche, Jean-Pierre Masseret (15,29 %), selon des résultats provisoires du ministère de l'intérieur.

20 h 35. En Bourgogne-France-Comté, selon des résultats provisoires du ministère de l’intérieur, la candidate FN Sophie Montel arrive en tête avec 33,19 % des suffrages, suivi du candidat de droite François Sauvadet (23,73 %) et de celui de la gauche, Marie-Guite Dufay (21,86 %).

20 h 30. Le candidat du PS en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Christophe Castaner, écarte tout désistement au profit de la droite face au Front national, dont la liste menée par Marion Maréchal-Le Pen a obtenu plus de 41 % des voix au premier tour des élections régionales. « L'heure est grave », a-t-il dit dans une déclaration à Marseille. « J'en appelle au sursaut, au réveil de chacune et de chacun de nos concitoyens parce que jamais on ne doit voter avec ses peurs. » Le candidat de la droite « Christian Estrosi ne peut ce soir prétendre être le républicain qui rassemblerait les uns et les autres vers la victoire dans notre région ». « Il a tout au long de cette campagne, alimenté, arrosé, semé la graine de la fleur du mal que le Front national veut aujourd'hui ramasser », a-t-il ajouté. « Je constate que ce soir l'ensemble des forces de gauche, républicaines, démocrates, et écologistes sont supérieures à celles du candidat des Républicains. »

Christian Estrosi, tête de liste LR-UDI-MoDem en Paca, distancé de 15 points par Marion Maréchal Le Pen, a appelé sa région à ne pas devenir « le laboratoire de l'extrémisme », dimanche après le premier tour des régionales, assurant que l'union de la droite était la « seule alternative possible à l'extrême droite ».

Christian Estrosi

20 h 25. Sarkozy refuse le retrait ou la fusion, et tend la main au FN. Depuis le siège de LR (ex-UMP), l’ancien chef de l’État a estimé que « le verdict des Français ce soir est clair : c’est un message qu’il nous faut tous entendre. Les Français souhaitent que la priorité soit que la République ne recule plus. Elle a trop reculé, en particulier depuis bientôt quatre années. Ce message s’adresse d’abord à ceux qui [sont aux] responsabilités à la tête de l’État. Ce message s’adresse à nous : il nous faut entendre et comprendre l’exaspération profonde des Français, de tous ceux qui n’en peuvent plus, qui travaillent dur et n’y arrivent, qui entreprennent (…), de tous ceux qui se sentent dépossédés du fruit de leur travail, qui ont peur de tout perdre, que l’on change leur mode de vie. (…) À tous ceux qui ont fait le choix du FN, je veux dire que nous entendons leurs inquiétudes mais ils n’obtiendront aucune réponse d’un parti qui aggraverait dramatiquement la situation de la France. (…) Il est crucial que tous ceux qui veulent l’alternance et qui ne se sont pas exprimés aujourd’hui trouvent le chemin des urnes. Dimanche prochain, chaque voix comptera. J’appelle tous les Français à se mobiliser en faveur de la seule alternance crédible, celle incarnée par les candidats des Républicains et du centre. (…) La seule attitude républicaine, c’est de respecter les Français en leur proposant avec la constance de nos convictions une alternance claire. [Je vais proposer au BN de] refuser toute fusion et tout retrait de liste. »

Nicolas Sarkozy

20 h 20. Le candidat de la droite dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie Xavier Bertrand se pose en candidat du rassemblement face à Marine Le Pen, dont la liste arrive en tête dans cette région jadis ancrée à gauche. « La liste de rassemblement de la droite et du centre que je conduis est la seule alternative possible contre l'extrême droite », a dit l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy lors d'une déclaration à Tourcoing (Nord). « Voter FN conduira la région à une voie sans issue et au déclin définitif », a-t-il ajouté à l'adresse des électeurs du FN. « Je dis aux électeurs de la gauche qu'ils peuvent se retrouver dans le projet que je conduis », a-t-il poursuivi.

20 h 15. Le point sur quelques régions :
Alsace : Philippot en tête (+ 30 %), devant Richert (26 %) et Masseret (17 %)
Bretagne : Le Drian (+ 30 %) devant Le Fur (+ 20 %) et le FN (en dessous des 20 %)
Normandie : Morin serait au coude-à-coude avec le FN, avec un léger avantage pour le premier cité
Paca : Marion Maréchal-Le Pen passerait la barre des 40 %. Estrosi au-dessus de la barre des 25 % ; le candidat PS de la barre des 15.
NPDC : Marine Le Pen au-dessus des 40 % ; Xavier Bertrand serait proche des 25 %, le PS sous la barre des 20.
Rhône-Alpes-Auvergne : Laurent Wauquiez en tête avec près de 30 %, talonné par le FN (27 %). Le PS et alliés à 23 %.

20 h 00. Sur les 13 régions de France, le Front national sort en tête dans 6 régions : Nord-Pas-Calais, PACA, Alsace-CAL, Normandie, Bourgogne et Midi-Pyrénées. Au niveau national, avec plus de 30 % des voix, il triple son score des régionales de 2010.

En Île-de-France le FN (27 %) arriverait juste derrière Les Républicains (28 %) en Ile-de-France et dépasserait le PS, emmené par Claude Bartolone (24 %). C'est une grave défaite pour le PS qui dirige la région depuis 1998.

Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Marine Le Pen est créditée de 43 %, Les Républicains 23 %, le PS 18 %, EELV 4,5 %, le PCF 4 %, Debout la France 3 % et LO 1,5 %.

En Bretagne, Jean-Yves Le Drian arriverait en tête avec 33,36 % des suffrages devant le candidat Les Républicains Marc Le Fur à 23,66 %. Le frontiste Gilles Pennelle obtiendrait 19,43 % des votes. Malgré un score de quasiment 45 % dans son fief de Carhaix, le régionaliste Christian Troadec, obtiendrait 7,68 % et ne sera donc pas qualifié pour le second tour.

En Bourgogne-Franche-Comté, la candidate FN Sophie Montel arrive en tête avec 32 % des voix. François Sauvadet, le candidat Les Républicains recueillerait 23,5 % des voix. La sortante socialiste Marie-Guite Dufay obtient 22,8 % des votes.

En Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, le FN mené par Florian Philippot obtient pour le moment 34 % et est en tête devant Les Républicains de Philippe Richert (26 %).

19 h 30. Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le FN ferait un score historique. Selon un sondage sortie des urnes Ipsos, Marine Le Pen ferait 41 % des voix (43 %, selon Le Soir), Xavier Bertrand (LR) 25 % et le candidat socialiste Saintignon 17 %. Selon Le Soir, en région Paca (Provence-Alpes-Côte d'Azur), Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste FN, serait à plus de 40 %. Le Front national a profité d'une plus forte participation dans ces deux régions.

19 h 20. Selon la première adjointe au maire de Levallois-Perret, Isabelle Balkany, Nicolas Sarkozy a réaffirmé, lors d’une réunion au siège des Républicains, la stratégie du « ni-ni » pour le second tour.

Isabelle Balkany

19 h. Estimation sur la participation : elle devrait être légèrement supérieure à 50 %. La participation est en hausse par rapport à 2010, dernier scrutin régional. Au premier tour des régionales 2010, l'abstention s'était élevée à 53,6 %.

Sur le mode de scrutin : les listes qui font entre 5 et 10 % des voix sont autorisées à fusionner avec des listes ayant obtenu plus de 10 % des votes exprimés avant le second tour et qui décident de se maintenir. Un des grands enjeux de la soirée sera le possible retrait de listes socialistes arrivées en troisième position dans des régions où le Front national est en mesure de l'emporter. C'est par exemple le cas en Paca : lire le reportage d'Ellen Salvi, Paca: la gauche s'apprête à disparaître entre «la peste et le choléra».

18 h 30. Le ministère de l'intérieur diffusera les résultats à 20 h sur le site elections.interieur.gouv.fr.

Résultats régionales

À 17 h, chiffres officiels du ministère de l'intérieur : 43 % de participation, contre 39 % à la même heure en 2010. Après la Corse, les deux régions où l'on avait le plus voté à 17 h sont le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, deux régions où le Front national est donné favori.

44,6 millions d'électeurs sont appelés à élire les nouveaux conseils régionaux des treize grandes régions métropolitaines nées de la réforme territoriale et dans quatre régions et territoires d'outre-mer (Guadeloupe, La Réunion, Guyane, Martinique). Ci-dessous, le tableau des participations par région :

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