Les festivals, refuge contre la crise?

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Plus de peur que de mal pour les festivals d'été. Entre financements publics incertains et frilosité des mécènes, ils tirent tout de même leur épingle du jeu en rognant sur certaines dépenses. Besoin de se vider la tête et de trouver d'autres valeurs en temps de crise: les organisateurs tablent sur un regain d'intérêt des Français pour la culture.

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Les programmes des festivals d'été n’ont pas encore été tous dévoilés mais leurs finances se précisent à la baisse. En temps de crise, les organisateurs jouent la carte de la prudence en maintenant ou, au pire, en réduisant les budgets. Signe positif, le premier festival à ouvrir l’année 2009, la 15e édition de La Folle journée de Nantes, a connu un beau succès d’affluence: 123.000 billets vendus et un taux de fréquentation des concerts de 98 %. Signe que les Français ne sont pas près d'exercer des arbitrages au détriment de leur budget culture? C’est ce qu’espère Jean Philippe Quignon, co-président du festival des Vieilles Charrues à Carhaix: «Le public, assailli de mauvaises nouvelles, a besoin de temps forts de rencontre, où on peut créer du lien et de se vider la tête