Dans le Pas-de-Calais, la difficile lutte contre le FN, parti caméléon

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Les syndicalistes qui côtoient au quotidien le FN tentent d’imaginer une riposte. Sans beaucoup d’illusions sur leur capacité à faire barrage, face à un mouvement qui cannibalise la question sociale. « Le FN drague les ouvriers et ça marche », déplore un syndicaliste.

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Courrières (Pas-de-Calais), envoyée spéciale.-  La journée d’études a lieu à Courrières, et cela n’a rien d’un hasard. Il y a plus d’un siècle, la compagnie des mines locale fut le théâtre d’un terrible accident (voir en boîte noire), qui causa 1 099 morts et déboucha sur une crise politique et sociale majeure, imposant au patronat français l'instauration d'un jour de repos hebdomadaire. Pour le monde syndical, Courrières et ses environs reste un symbole. À cinq kilomètres de cette ancienne commune minière, Hénin-Beaumont, ville vitrine du Front national, passée aux mains de Steeve Briois lors des municipales de 2014. Le thème du jour est donc à l’image du double défi posé au syndicalisme français : comment lutter contre les idées d’extrême droite lorsque l’on est engagé syndicalement et que les urgences sociales s’additionnent les unes aux autres ?