La gare de Menton-Garavan, dans les Alpes-Maritimes, est le premier arrêt en France après le passage de la frontière italienne par lequel transitent de nombreux migrants débarqués sur la péninsule. Le local de police installé non loin de là abrite des Algeco dont plusieurs associations de défense des droits des étrangers viennent de découvrir la fonction : « retenir » les étrangers appréhendés par les forces de l’ordre en instance de réadmission en Italie. Par « retenir », il faut entendre priver de liberté. Et cela, en toute illégalité, selon la Cimade, l’Anafé, le Gisti et les avocats de l’ADDE et du SAF, puisque ce lieu, d’après leur constat, n’a aucune existence juridique.