Il manifeste en soutien aux migrants et finit au tribunal pour outrage

Par

Nicolas, 43 ans, aide régulièrement les migrants et les soutient en manifestant. En août 2016, dans le XIXe arrondissement de Paris, il filme des policiers lors d'un rassemblement, puis se fait interpeller au motif qu'il les aurait traités de « nazis ». Il reçoit alors des coups de matraque. Ce vendredi, c'est lui qui comparaissait au tribunal.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le procès commence au troisième étage du Palais de justice de Paris, dans une salle de vidéoconférence trop petite pour contenir la trentaine de militants venus soutenir Nicolas. Sur l’écran apparaissent deux policiers en tenue, actuellement à Toulouse, et qui n’ont pu faire le déplacement. En août 2016, leur compagnie était mobilisée dans le XIXe arrondissement de Paris, pour maintenir l’ordre à l’occasion d’une manifestation de soutien aux migrants. Les deux CRS reprochent au prévenu, Nicolas, de les avoir traités de « nazis », de s’être rebellé et de les avoir violentés. L’audience aurait dû se tenir il y a quelques mois, mais Nicolas avait exigé qu’une confrontation puisse se tenir. Comme attendu, l’échange ne met cependant pas tout le monde d’accord.