La police au quotidien: notre dossier

Violences policières: ce que révèlent les cas Vadot et Jounin

Aller au-delà des cas personnels. Jeudi au tribunal de Bobigny, le procès de Nicolas Jounin, sociologue accusé de violences sur un policier lors d’une mobilisation contre la loi sur le travail, a tourné au procès des pratiques policières. Pratiques mises en cause le matin même par Guillaume Vadot, insulté et agressé par des policiers le 22 septembre à Saint-Denis.

Christophe Gueugneau

7 octobre 2016 à 08h48

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Les deux histoires ont de multiples points communs : un jeune homme blanc, enseignant-chercheur d’un côté, sociologue de l’autre ; les deux affaires se passent en Seine-Saint-Denis ; dans les deux cas, les policiers sont accusés de violences ; dans les deux cas, les témoignages des forces de l’ordre sont pris en défaut. Avec des différences tout de même : d’un côté Guillaume Vadot, jeune enseignant-chercheur, a été agressé verbalement et physiquement par deux policiers alors qu’il tentait de filmer une arrestation musclée devant la gare de Saint-Denis. De l’autre, Nicolas Jounin, sociologue, participait le 28 avril à une action intersyndicale contre la loi sur le travail. Il finit par être arrêté, accusé d’avoir frappé un policier, mais affirme le contraire : ce sont des policiers qui l’ont frappé. En creux de ces deux affaires : la question des violences policières. Mais pas seulement. Ces deux victimes blanches, chacune à sa façon, mettent aussi en lumière des pratiques policières jusque-là réservées aux quartiers populaires, aux personnes racisées, aux « banlieues », en somme. 

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

À ne pas manquer

Discriminations — Enquête
Au tribunal, la FFF est accusée de discriminer des femmes
Neuf femmes accusent la Fédération française de football de les avoir licenciées en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Mediapart a recueilli de nombreux témoignages mettant en cause le management de la FFF. Son président Noël Le Graët jure qu’il « n’y a pas d’atmosphère sexiste à la FFF ».
par Lénaïg Bredoux, Ilyes Ramdani et Antton Rouget
France — Enquête
Le « Monsieur sécurité » du groupe LVMH écope de neuf mises en examen
Atteinte à la vie privée, trafic d’influence, violation du secret professionnel... : l’actuel directeur de la protection des actifs et des personnes de la multinationale, Laurent Marcadier, est mis en cause par la justice dans l’affaire Squarcini. Il dément « catégoriquement » tous les faits.
par Fabrice Arfi
Dossier. L’affaire Tapie
Affaire Tapie : radiographie d’une escroquerie au cœur de l’État
Mediapart publie l’intégralité de l'arrêt de la cour d’appel de Paris qui décrypte la mécanique de l’escroquerie ayant permis à Bernard Tapie d’empocher frauduleusement 403 millions d’euros. Les magistrats résument le scandale d’une formule choc : « Les intérêts de M. Tapie étaient pris en considération au plus haut niveau de l’État. »
par Laurent Mauduit
Politique
Gauches : comment reprendre la main pour 2022 ?
Échaudées par les tentatives ratées de « triangulation » dans leurs propres rangs, et encouragées par l’actualité, les gauches recentrent leur discours sur le social. Mais se faire entendre reste une gageure dans un paysage médiatico-politique saturé par les thématiques identitaires.
par Mathilde Goanec et Pauline Graulle

Nos émissions

À l'air libre
par à l’air libre
Grand entretien
par Fabien Escalona et Romaric Godin
Ouvrez l’Élysée
par Usul et Ostpolitik