A Toulouse, la justice condamne sévèrement Odile Maurin, égérie locale des gilets jaunes

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Odile Maurin, militante toulousaine figure des « gilets jaunes » et présidente de Handisocial, a été condamnée vendredi soir à deux mois de prison avec sursis et à un an d'interdiction de manifester pour des faits de « violences » contre des policiers. Au terme d'un procès où la fracture est apparue béante entre colère populaire et institutions policières et judiciaires.

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Toulouse, de notre correspondant.– « Ce pays qui n'est pas foutu de respecter les droits des handicapés veut m'interdire de manifester !? C'est niet. S'ils me mettent en prison, dans ma situation, ils mettent ma vie en danger, vu ce que sont les conditions de détention aujourd'hui. Mais il est hors de question que la peur m'empêche de prendre mes responsabilités... » Vendredi soir, à peine une demi-heure après l'énoncé du jugement de la cour du tribunal correctionnel de Toulouse, Odile Maurin, femme handicapée, présidente de Handisocial (association d'entraide et de défense des droits des personnes en situation de handicap ou de maladies invalidantes) et figure du mouvement des gilets jaunes à Toulouse, oscillait entre l’écœurement, la tristesse et la colère. Et se voyait renforcer dans son sentiment d'être la cible d'une opération de répression du mouvement social.