Au Sénat, la droite prête à enterrer la réforme constitutionnelle

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Un mois après son adoption à l’Assemblée, la réforme constitutionnelle arrive au Sénat. Pour éviter les navettes parlementaires qui la mettraient en péril, Manuel Valls a demandé aux sénateurs de l’adopter « dans les mêmes termes ». Mais la droite, majoritaire au palais du Luxembourg, ne l’entend pas de cette oreille. Et le piège se referme sur le pouvoir.

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Ils l’attendaient de pied ferme. Un mois après le vote sous pression de leurs collègues de l’Assemblée nationale, les sénateurs se penchent à leur tour sur la réforme constitutionnelle dite de « protection de la Nation », qui sera examinée au palais du Luxembourg les 16 et 17 mars, avant un scrutin public solennel le 22. Les élus LR (ex-UMP), majoritaires en ces lieux, ont l’intention de « réécrire le texte de façon à revenir aux engagements que le président de la République avait pris à Versailles », affirme le patron de leur groupe, Bruno Retailleau.