La motion de censure déposée par La France insoumise a échoué à vingt-deux voix près mercredi. L’adoption imminente du budget, par 49-3 ou par ordonnances, devrait donner une nouvelle chance aux oppositions. À moins d’un changement de cap des socialistes, le gouvernement peut toutefois dormir tranquille.
Pour la énième fois, le gouvernement a reçu des groupes parlementaires lundi pour « sortir de l’impasse budgétaire par le travail ». Les socialistes, seuls à gauche à y participer, se sont mis dans une position difficile en exposant leur volonté d’aboutir à un accord de non-censure.
Le projet de budget de l’État revient en discussion à l’Assemblée nationale jeudi en commission des finances. Mais le texte reste invotable par une majorité de députés. L’usage de l’article 49-3 par le gouvernement dans les prochains jours est plus que probable.
Faute de commission mixte paritaire conclusive sur le projet de loi de finances, le premier ministre s’apprête à déclencher une loi spéciale pour assurer la continuité de l’État. En attendant un retour du 49-3 début 2026 ? L’hypothèse prend de l’ampleur.
Malgré des dizaines d’auditions et un battage médiatique d’ampleur, la commission parlementaire lancée par Laurent Wauquiez n’a pas pu documenter le prétendu lien entre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et des organisations islamistes. Le rapport final se contente de compiler des accusations déjà connues.
C’était le dernier verrou d’un budget de la Sécurité sociale âprement négocié, et qui ne satisfait pleinement personne : le gouvernement a concédé une hausse de 8 milliards d’euros des dépenses d’assurance-maladie, mais qui implique toujours des mesures d’économies.
Après des jours de suspense, le texte remanié a finalement été adopté à quelques voix près. Une victoire politique pour le premier ministre, qui a multiplié les gestes, ces derniers jours, pour arracher des abstentions et des votes favorables.
Alors qu’Olivier Faure a ouvertement appelé ses troupes à voter en faveur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale mardi, le suspense reste total quant à l’issue du scrutin. Retour sur des semaines de rebondissements durant lesquelles s’est scellé l’accord entre le PS et les macronistes.
À l’issue d’une journée cauchemardesque, le gouvernement a repris, jeudi, la proposition socialiste d’augmentation de la CSG sur le capital et renoncé au doublement des franchises médicales. Le volet recettes du budget a été adopté vendredi.
Face au délitement du camp présidentiel, les socialistes pourraient être contraints de voter en faveur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour qu’il ait une chance d’être adopté sans 49-3. Un revirement sans garantie, et délicat à assumer pour le parti d’Olivier Faure.
La commission des affaires sociales de l’Assemblée a rejeté samedi soir le projet de budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture, un vote qui ouvre une semaine sous tension pour le gouvernement Lecornu, pressé par le temps et toujours en quête d’une majorité.
La niche parlementaire de La France insoumise a été marquée jeudi par la mobilisation des ouvriers à l’extérieur de l’hémicycle en faveur de sa proposition de nationalisation de l’entreprise sidérurgique. Celle-ci a été adoptée après des heures de discussion, alimentée notamment par des amendements du RN.
Suspension de la réforme des retraites, hausse de la CSG, augmentation des pensions : le Sénat a supprimé de nombreuses mesures adoptées par les députés. Mais il a aussi dénoncé l’objectif de dépenses de l’assurance-maladie, qui exige 7 milliards d’économies, le jugeant intenable.
Alors que les débats budgétaires s’enlisent, la présidente de l’Assemblée nationale propose de revoir le règlement de l’institution, coupable à ses yeux du blocage actuel. Parmi les députés, beaucoup estiment que l’enjeu va bien au-delà des mesures « gadgets » annoncées.
Fait inédit dans la Ve République : tous les députés sauf un ont rejeté le budget de l’État dans la nuit de vendredi à samedi. Un vote sans surprise mais qui augure mal de son adoption avant la fin de l’année.
Un rapport préconisant d’interdire l’alcool à la buvette de l’Assemblée nationale suscite émoi et colère chez la plupart des députés. Que de l’argent public finance leur consommation, sur leur lieu de travail comme à l’extérieur, leur paraît naturel.