Trois ingrédients pour un «effet CPE»

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Manifestations dans 130 villes de France, convergence de mécontentements divers, mobilisation des syndicats, des partis de gauche, et même du PS, pétition d'un million et deux cent mille personnes… l’opposition atteint un niveau névralgique. Un niveau CPE.

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C’est un scénario bien français, qui se reproduit périodiquement, bouscule les gouvernements, surprend les experts, et rassemble des foules. On l’a vécu au moment du contrat de première embauche, en 2006, ou avec le non de 2005 au référendum, ou pendant les grèves de 1995, ou à l’époque de la révision des lois Falloux, en 1994, ou avec la loi Devaquet, en 1986. La liste n’est pas exhaustive. D’un seul coup un événement survient, que les pouvoirs et les commentateurs ne voyaient pas arriver, qui part d’une étincelle, et qu’ils minimisent donc. Cette fois c’est une petite signature qui a mis le feu aux poudres, mais la pétition enfle tous les jours, irrésistiblement, parce qu’une multitude de citoyens y reconnaît sa colère.