Réforme des institutions: le PS fait monter les enchères

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Le Parti socialiste doit discuter, mardi 4 avril dans la soirée, de la réforme des institutions présentée par le gouvernement. Après avoir martelé son opposition au droit d'allocution du Président de la République devant les parlementaires, il semble hésiter. Certains suggèrent de céder sur ce sujet, pour mieux négocier sur le reste du texte. Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, embraye et déclare: "On doit pouvoir finir par trouver un accord".

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Mardi 8 avril, lors d'un bureau national, le Parti socialiste doit trancher une question délicate : peut-il jouer au plus malin avec Nicolas Sarkozy ? A partir de 18 heures, les socialistes discuteront de l'opportunité de passer un compromis avec la majorité sur le dossier, cher à l'Elysée, de la réforme des institutions : doivent-ils céder sur un point en apparence mineur (le droit donné au chef de l'Etat de s'exprimer en personne devant les sénateurs et députés), afin de mieux négocier d'autres aspects de l'avant-projet de loi qui patiente ces jours-ci sur le bureau du Conseil d'Etat ? Pour espérer obtenir une révision de la Constitution, le gouvernement se voit en effet contraint d'amadouer la gauche, de décrocher une partie des suffrages du PS, puisque trois cinquièmes des voix des parlementaires sont nécessaires.