Rebsamen veut alléger le cadre réglementaire du dialogue social dans les entreprises

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L’effet d’annonce a fonctionné. En laissant le Medef faire monter les enchères pendant des mois sur la modernisation du dialogue social, le gouvernement peut aujourd'hui présenter un projet de loi ayant les atours du consensus. Le texte devrait être examiné fin mai à l’Assemblée nationale, pour un vote en juin ou juillet. 

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La philosophie du ministère du travail, en matière de dialogue social, est en apparence très simple : donner aux entreprises et aux salariés la possibilité de définir eux-mêmes « les règles du jeu ». François Rebsamen a d’ailleurs déjà eu maintes fois l’occasion de dire ce qu’il pensait des relations de travail, un univers qu’il aime à présenter comme pacifié. Interrogé sur le travail du dimanche au Sénat en mars, il avait eu ces mots polémiques : « Le contrat de travail n'impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié : il est signé par deux personnes libres qui s'engagent mutuellement. »