Fichés par l’extrême droite: «Ce n’est pas que virtuel»

Lundi 9 avril, le directeur de publication d’un site d’extrême droite est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Rennes, à la suite du « fichage » de militants bretons membres d’associations d’aide aux migrants.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Repérer, identifier, détruire. » Depuis plusieurs mois, un site internet d’extrême droite diffuse des « notes de renseignement », fichant des militants « soutenant activement l’immigration clandestine » en Bretagne. Enseignant membre du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), fonctionnaire adhérent à l’association Un toit c’est un droit, archiviste militante homosexuelle, étudiante féministe… Le spectre est large. Les membres des organisations de soutien aux migrants sont les plus représentés. Mais les « fiches » concernent aussi des militants LGBT, des responsables syndicaux et des citoyens, ciblés pour leurs activités artistiques ou de recherches.