De la Lozère à Toulouse, les deux jours de calvaire d’une famille ukrainienne

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Arrêtés, convoyés, placés en rétention, conduits sur le tarmac puis laissés « libres » après un malaise de la mère : entre mardi 4 et jeudi 6 juin, une famille ukrainienne, installés en France depuis quatre ans, a été ballottée entre Langogne et le centre de rétention administrative de Cornebarrieu, près de Toulouse.

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C’est le malaise d’Helena qui les a sauvés. Lorsque mercredi 5 juin au matin, elle, son mari Serguei et leur fille Christina, 5 ans, ont été conduits sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac pour y embarquer à bord du vol de 10 h 15 pour Paris, où les attendait une correspondance pour Kiev, la jeune femme ukrainienne (35 ans) s’est effondrée. « Elle est tombée en sortant de la voiture de police, elle a fait un malaise et a perdu l’usage de ses mains. On a eu très peur de l’AVC… », raconte leur traductrice Tania Le Guen. Ajoutant, d’un ton où la surprise pointe encore : « Les gendarmes leur ont dit : “Vous êtes libres” et les ont laissés là. » Helena a été prise en charge par le poste de secours de l’aéroport jusqu’à son évacuation à l’hôpital Purpan en début d’après-midi.