Suicides à France Télécom: sept dirigeants pourraient être jugés

Par

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de l’opérateur téléphonique ainsi que de sept dirigeants, dont l'ancien patron Didier Lombard, pour « harcèlement moral » ou « complicité de harcèlement moral », une nouvelle étape vers un procès. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’était il y a près de dix ans, le 20 octobre 2006. À la Maison de la chimie, à Paris, 200 cadres dirigeants de France Télécom, invités par l'Acsed, l'association des cadres supérieurs de France Télécom, réputée proche de la direction, planchaient sur la « transformation sociale » de l’entreprise. À leurs côtés, des invités de marque : le PDG Didier Lombard, en poste depuis 2005, son numéro deux, Louis-Pierre Wenès, chargé des opérations en France et redoutable cost-killer, le directeur des ressources humaines, Olivier Barberot et le directeur financier, Gervais Pellissier.