Inégalités

Les moches, ces discriminés oubliés

Le Défenseur des droits vient d’ouvrir une enquête sur la marque de vêtements Abercrombie, qu’il soupçonne d’embaucher sur des critères de beauté. En réalité, si les procès sont exceptionnels, le phénomène est ultra-répandu : toutes les études montrent que les laids sont moins recrutés, les petits moins bien rémunérés, les gros discriminés. Dans l'indifférence générale.

Michaël Hajdenberg

Ils sont trop gros, trop petits. Ou juste trop laids. Ce sont des discriminés dont on ne parle jamais. Peut-être des discriminés qui s’ignorent. Mais qui sont pourtant victimes, dans le monde du travail, de critères de sélection, parfois inconscients, liés à l’apparence physique. L’affaire Abercrombie and Fitch, dont le Défenseur des droits Dominique Baudis s’est saisi en juillet, a fait émerger une réalité très répandue mais tue dans le monde du travail, alors que les études des statisticiens et sociologues démontrent son existence.

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