Liberté de la presse : Bolloré porte encore plainte contre Basta Mag

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L’accaparement des terres en Afrique ou en Asie serait-il devenu un sujet impossible à évoquer sans risquer une longue procédure judiciaire ? Le groupe Bolloré a déposé une seconde plainte en diffamation contre le site d'infos Basta Mag.

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Le groupe Bolloré a déposé une seconde plainte en diffamation contre le site d’information Basta !. Le site d’information Bastamag, son ancien directeur de publication et trois journalistes de la rédaction (Nadia Djabali, Ivan du Roy et Agnès Rousseaux), font déjà l’objet d’une procédure en diffamation de la part du groupe Bolloré. Cette procédure vise un article de synthèse sur l’accaparement des terres, publié en octobre 2012.

S’appuyant sur des rapports des Nations unies et d’organisations internationales, cet article dressait un état des lieux du mouvement d’accaparement de terres en Afrique, en Amérique latine et en Asie, et des grandes entreprises françaises qui y sont impliquées. C’est à ce titre que Bolloré et la Socfin, une holding luxembourgeoise aux multiples filiales qui gère des plantations d’hévéas et d’huile de palme en Afrique et en Asie, et dont Vincent Bolloré est actionnaire, étaient cités dans l’article. L’accaparement des terres serait-il devenu un sujet impossible à évoquer sans risquer une longue procédure judiciaire ? Informer sur les mises en cause de la Socfin, dont plusieurs entités du groupe Bolloré sont actionnaires, par des organisations internationales et des communautés locales serait-il tabou ? C’est ce que laisse croire cette seconde plainte.

A lire sur le site de Bastamag

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