2017 ou la rupture définitive avec trente ans de politique

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Électoraliste reconnu, l'universitaire Pierre Martin revient sur le paysage issu des scrutins de 2017, et ses nouveaux contours. La République en marche incarne selon lui un pôle « libéral-mondialisateur », qui a su profiter de « bases électorales rongées par le doute », entouré d’une droite « conservatrice identitaire » et d’une nouvelle gauche contestataire « démocrate-écosocialiste ».

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Pierre Martin est ingénieur de recherche au CNRS, rattaché au laboratoire Pacte à Sciences-Po Grenoble. Spécialiste des élections et des systèmes partisans, il observe sans relâche l’évolution de la vie politique dans les démocraties occidentales, et en France en particulier. Il vient de publier pour la revue Commentaire une analyse du « séisme politique » qu’a représenté l’élection présidentielle de 2017, et pour Libération une tribune dans laquelle il résume son interprétation du paysage politique émergent.