Coronavirus et libertés publiques: l’équation à mille inconnues

Par

Dans leur gestion de l’épidémie, les gouvernements démocratiques doivent répondre à des injonctions paradoxales. D’un côté, une demande sociale très forte de protection sanitaire. De l’autre, une défiance envers les contraintes imposées par l’État. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L’épidémie de coronavirus fait des dégâts sur tous les tableaux. Sur le plan sanitaire, c’est évident : plus de 113 000 cas et 4 000 décès ont été dénombrés dans le monde, dont 1 784 malades diagnostiqués et 33 morts en France ce mardi 10 mars au soir. Sur le plan économique, c’est joué d’avance : les conséquences seront ravageuses. Sur le plan des libertés publiques, c’est plus épineux. Les mesures mises en place par un gouvernement pour endiguer la propagation du virus peuvent s’avérer proportionnées, mais vaines ; efficaces, mais dommageables ; abusives, mais temporaires… Ou n’importe quelle autre combinaison d’adjectifs encore inconnue.