Adlène Hicheur, coincé en France, «entre Kafka et Orwell»

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Un physicien franco-algérien condamné pour terrorisme en 2012 avait réussi à refaire sa vie à Rio de Janeiro, après avoir purgé sa peine en France. Heureusement, les autorités veillent : Adlène Hicheur, dangereux contre-exemple, a été expulsé manu militari du Brésil mi-juillet 2016 et assigné à résidence dans le cadre de l’état d’urgence à Vienne (Isère) pour prévenir toute tentative en récidive de réinsertion.

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Son VTT rouge à la main, Adlène Hicheur attend devant l’hôtel de police de Vienne (Isère). À 14 heures pile à l’horloge de la gare voisine, l’homme, en polaire et veste de sport, s’avance. Une fenêtre s’ouvre, à gauche de l’entrée du commissariat. « Bonjour, M. Hicheur », dit une jeune policière en tendant une feuille d’émargement. Le temps de signer, le visage disparaît ; le guichet se referme, insoupçonnable derrière la façade grillagée. La scène a duré dix secondes. Le physicien franco-algérien de 39 ans repart sur son vélo. Il reviendra à 19 heures, puis à 9 heures le lendemain matin, et ainsi de suite jusqu'à la fin de l'état d'urgence déjà prolongé à deux reprises.