Une magistrate mise en cause pour harcèlement, sa hiérarchie minimise

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Une vice-présidente du tribunal de Versailles est accusée de harceler les greffières et de malmener les justiciables aux audiences qu’elle préside, d’après des informations obtenues par Mediapart. Elle n’a reçu qu’un simple avertissement de sa hiérarchie.

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Ce sont les petites mains de la machine judiciaire. Celles et ceux sans qui rien ne fonctionnerait. Moins considérés et moins payés que les magistrats, les personnels des greffes cotent les dossiers, prennent les notes d’audience ou préparent les jugements. Ce sont les indispensables assistants des juges. Parfois maltraités, ils ont du mal à se faire entendre, mais leur parole commence progressivement à se libérer. Au greffe correctionnel du tribunal de grande instance de Versailles (Yvelines), douze des quinze fonctionnaires du service ont, le 24 juillet dernier, saisi le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) d’un cas qui s’assimile à du harcèlement moral de la part d’une vice-présidente du tribunal, selon des informations obtenues par Mediapart. Une magistrate qui préside par ailleurs, depuis des années, des audiences correctionnelles en tout point hallucinantes, au cours desquelles sont rudoyés les justiciables.