Pas-de-Calais : le risque du département ingouvernable

Par

Campagne atone, gauche désunie et montée du Front national sont les ingrédients des élections dans le Pas-de-Calais. Après la prise de la ville d'Hénin-Beaumont en 2014, l'extrême droite s'ancre durablement dans ce département où le PS sort tout juste de son affairisme.  

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Cinq, peut-être dix, sur un total de 39. C'est le nombre de cantons que pourrait ravir le Front national dans le Pas-de-Calais si l'on se fie aux résultats des européennes. En 2014, Marine Le Pen y a enregistré des scores dépassant les 40 % dans 11 cantons du nouveau redécoupage. Ajoutez à cela à peu près autant de cantons remportés par la droite unie (UMP-UDI), quelques victoires du parti communiste, d'alliances entre les Verts et le Front de gauche et, au soir du second tour des élections départementales, le 29 mars 2015, vous risquez d'aboutir à un département ingouvernable.