Les salariés de GM&S menacent de faire sauter leur usine

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Les ouvriers de GM&S de La Souterraine ont installé jeudi 11 mai des bonbonnes de gaz, prêtes à exploser, pour protester contre l'inaction des constructeurs donneurs d'ordres pour sauver leur activité. Malgré près de six mois de lutte, aucune solution n'a été trouvée avant la décision du tribunal le 23 mai qui décidera du sort du sous-traitant automobile.

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« Nous avons piégé l’usine, notamment avec des bonbonnes de gaz qui alimentent les chariots élévateurs. » Joint par Mediapart, après que France Info a révélé l’événement, le délégué CGT Vincent Labrousse, ce 11 mai, est calme au téléphone. Pourtant, avec près de 80 % des 283 salariés de GM&S de La Souterraine, dans la Creuse, il occupe l’usine de sous-traitance du secteur automobile, prêt à déclencher le pire. Car, pour eux, le temps presse : le 23 mai signera la fin de la période d’observation après une mise en liquidation judiciaire en décembre 2016. À ce jour, aucune offre de reprise socialement acceptable n’a été dévoilée.