Dans la colère et les larmes, l’hôpital vaccine ses réfractaires

Par

Le 15 septembre, l’obligation vaccinale des soignants entre en vigueur. Envoi de courriers, entretiens : les hôpitaux tentent de convaincre leurs derniers réfractaires au vaccin. Un passage en force vécu comme un échec. Témoignages.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

À l’hôpital Nord de Marseille, le téléphone du syndicaliste Sud Karim Djebali sonne. Au bout du fil, des personnels non vaccinés s’enquièrent de leur sort. Le syndicaliste ne peut que confirmer, dépité, ce qu’ils savent déjà : à compter du 15 septembre, ils ne pourront plus travailler, leur salaire sera suspendu. « La tension monte, les cadres passent dans les services pour chercher les non-vaccinés. La direction a fait très peu de communication, elle est désormais dans la répression », enrage le syndicaliste. « J’ai des gens en pleurs au téléphone », se désole-t-il. Il caresse un maigre espoir : « On espère que notre syndicat mènera des actions juridiques contre l’obligation vaccinale. »