« Voici mon numéro. Appelez-moi si vous voulez qu'on regarde ensemble vos fiches de paie. Vous avez des droits, vous devez être payé comme un travailleur français selon la grille des qualifications. » Laurent Dias n'a pas de carte de visite mais toujours un bout de papier sur lui où griffonner son numéro de téléphone portable. Secrétaire de la section Auvergne de la CGT construction, ce fils d'immigrés portugais, plombier de métier, toujours vêtu d'un vieux jean et de chaussures de chantier, parcourt la région au volant de sa Clio de fonction, avalant 30 000 kilomètres par an.