Affaire Pérol: la Commission de déontologie a pensé démissionner

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Au lendemain de la réunion de la Commission de déontologie, son président Olivier Fouquet était auditionné, jeudi 12 mars, par les membres de la Commission des lois de l'Assemblée nationale. Les députés ont parfois eu du mal à suivre sa défense. Pris dans la polémique, il a avoué que la Commission avait été tout près de démissionner mais y a renoncé pour ne pas créer une vacance dans son fonctionnement. Rappelant que sa lettre adressée à l'Elysée était «juste un cadrage juridique et aucunement un avis», il a dit regretter de l'avoir envoyée.

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Et soudain Olivier Fouquet explosa. Après une réunion éprouvante de la Commission de déontologie la veille, il se retrouvait, jeudi 12 mars, au petit matin, devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale à s'expliquer sur le cas Pérol. A nouveau, les mêmes questions. On lui demandait d'expliquer sa fonction, de justifier son attitude dans l'affaire, de parler de cette lettre adressée à l'Elysée qui avait donné lieu à tant de «discussions ineptes»... Et ces députés – Michel Sapin et Arnaud Montebourg – qui lui avaient adressé un mémoire pour lui rappeler le droit, pour lui demander d'interdire le passage du secrétaire général adjoint de l'Elysée à la présidence des Caisses d'épargne et des Banques populaires... C'en était trop.