Le patron des juges antiterroristes forcé de prendre sa retraite

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Le premier vice-président Claude Choquet a saisi le tribunal administratif pour pouvoir rester à son poste, ce que lui refuse le ministère de la justice.

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A la veille des commémorations de l'attentat commis le 14 juillet 2016 à Nice, c'est une affaire qui illustre la persistance de certaines rigidités administratives, et agite les milieux judiciaires. Le premier vice-président Claude Choquet, juge d'instruction et coordinateur du pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris, va en effet être obligé de quitter son poste plus tôt que prévu, et de prendre sa retraite contre son gré. Selon des informations obtenues par Mediapart, le magistrat a engagé courant mai une procédure contre le ministère de la justice au tribunal administratif de Paris, cela afin de pouvoir rester en fonction.