A Saint-Denis, le pari sécuritaire de Mathieu Hanotin

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En armant sa police municipale, le maire veut rompre avec le « laisser-faire » imputé à la mandature communiste. Opposition, syndicats et associations dénoncent l’inefficacité et la dangerosité de cette nouvelle doctrine.

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La salle boisée du conseil municipal s’est emplie d’un silence feutré. Ce jeudi 10 septembre, un peu après 19 heures, le nouveau maire, Mathieu Hanotin, costume sombre sur chemise blanche, se tient assis derrière le micro, le regard baissé sur ses notes : « Le laisser-faire, l’abandon, qui existaient jusqu’ici à Saint-Denis, n’ont plus lieu d’être, martèle-t-il, un peu fébrile. Si nous sommes permissifs, plus rien n’a de valeur. Il est cocasse de me voir reprocher un quelconque autoritarisme : je remets les choses dans l’ordre. »