J'ai rejoint Mediapart en avril 2018 pour couvrir les gauches, et aujourd'hui, la vie parlementaire.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le Parlement a adopté mardi une loi dite « spéciale », qui permet d’enjamber l’absence de budget au 31 décembre. L’exécutif feint de croire qu’un compromis est toujours possible en janvier. En coulisses, tout le monde ne pense plus qu’à l’article 49-3, que le premier ministre pourrait se résoudre à utiliser.
Faute de commission mixte paritaire conclusive sur le projet de loi de finances, le premier ministre s’apprête à déclencher une loi spéciale pour assurer la continuité de l’État. En attendant un retour du 49-3 début 2026 ? L’hypothèse prend de l’ampleur.
L’accord entre Emmanuel Grégoire et David Belliard dans la capitale finit de sceller l’alliance entre le Parti socialiste et Les Écologistes dans les grandes villes. Ces unions locales, réalisées sans La France insoumise, laissent entrevoir une reconfiguration à gauche, dans la perspective de la présidentielle.
Après des jours de suspense, le texte remanié a finalement été adopté à quelques voix près. Une victoire politique pour le premier ministre, qui a multiplié les gestes, ces derniers jours, pour arracher des abstentions et des votes favorables.
Alors qu’Olivier Faure a ouvertement appelé ses troupes à voter en faveur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale mardi, le suspense reste total quant à l’issue du scrutin. Retour sur des semaines de rebondissements durant lesquelles s’est scellé l’accord entre le PS et les macronistes.
À l’issue d’une journée cauchemardesque, le gouvernement a repris, jeudi, la proposition socialiste d’augmentation de la CSG sur le capital et renoncé au doublement des franchises médicales. Le volet recettes du budget a été adopté vendredi.
Face au délitement du camp présidentiel, les socialistes pourraient être contraints de voter en faveur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour qu’il ait une chance d’être adopté sans 49-3. Un revirement sans garantie, et délicat à assumer pour le parti d’Olivier Faure.
Alors que les débats budgétaires s’enlisent, la présidente de l’Assemblée nationale propose de revoir le règlement de l’institution, coupable à ses yeux du blocage actuel. Parmi les députés, beaucoup estiment que l’enjeu va bien au-delà des mesures « gadgets » annoncées.
L’assassinat du frère d’un militant antidrogues à Marseille a remis la lutte contre le narcotrafic au cœur des débats. Hormis l’extrême droite, prompte à la récupération, les forces politiques ont convergé pour dire leur détermination à agir. Passé l’émotion, les propositions nouvelles peinent toutefois à affluer.
Un rapport préconisant d’interdire l’alcool à la buvette de l’Assemblée nationale suscite émoi et colère chez la plupart des députés. Que de l’argent public finance leur consommation, sur leur lieu de travail comme à l’extérieur, leur paraît naturel.
L’Assemblée nationale a adopté le décalage de l’application de la réforme des retraites Borne. Une « première victoire d’étape », s’est félicité le PS, même si la question du financement de la mesure, qui pourrait peser sur les plus démunis, reste en suspens.
Au regard de la lenteur des discussions, tout le monde le sait désormais : à moins d’un coup de théâtre, l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale n’ira pas à son terme. Le gouvernement a délibérément organisé le contournement du scrutin, ce qui arrange aussi le PS, qui a refusé de prolonger les débats.