Vert, rouge, rose… le nuancier policier des nouvelles gauches municipales

Par , et Jérémy Jeantet et Benjamin Téoule (Le d'Oc)

Leurs campagnes électorales n’étaient pas franchement axées sur la sécurité. Mais face à l’agenda fixé par le pouvoir, les nouveaux maires EELV, PCF ou PS ont dû s’adapter.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Comment être adroit sans être à droite ? L’histoire n’est pas nouvelle pour la gauche au pouvoir, depuis le traumatisme de l’« aveu de naïveté » concédé par Jospin lors de la campagne présidentielle de 2002, point de départ d’une droitisation des élites du pays en matière sécuritaire, qui semble depuis ne plus connaître de limites. Au plan national, la cause semble entendue en termes d’hégémonie culturelle. Du « Kärcher » de Sarkozy à « l’ensauvagement » de Darmanin, les socialistes au pouvoir se sont ralliés sans barguigner aux doctrines de lutte contre « l’ennemi intérieur » (Valls) ou les « sauvageons » (Cazeneuve, reprenant le Chevènement de 2002).