Le PS n’a plus d’aile gauche

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Avec les décisions d’Emmanuel Maurel puis de Marie-Noëlle Lienemann de quitter le Parti socialiste, c’est ce qu’il restait de l’aile gauche de ce parti qui disparaît. L’événement est à lire comme un épisode supplémentaire de l’effondrement du PS, qui n’en finit pas de se déliter. Il se traduit par les retrouvailles de tous les courants de gauche ayant fait défection depuis 1993 : Emmanuel Maurel devrait se rapprocher de La France insoumise aux élections européennes.

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Attendue, la décision d’Emmanuel Maurel est maintenant officielle. Il quitte le Parti socialiste (PS), retrouve sa liberté et devrait s’en servir pour se rapprocher de La France insoumise aux européennes de mai 2019. Il emmène avec lui, dans des proportions qui restent à déterminer, plusieurs cadres et militants. La première conséquence est celle de la disparition de toute aile gauche au PS – une première depuis la refondation du parti à Épinay en 1971. La seconde se traduit par des retrouvailles tardives entre les partisans de Mélenchon et les héritiers de Chevènement et Poperen, chacun ayant fait son chemin dans et hors du PS à des rythmes différents.