En prison, les travailleurs sociaux deviennent des agents doubles

Par

Le travail des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation évolue pour renseigner l’État sur la radicalisation des détenus. Au grand malheur de ces professionnels, de l’ensemble des détenus et de leurs chances de réinsertion.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Elle risque la révocation pour s’être exprimée dans un journal. Mylène Palisse est conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) et n’a pas apprécié les nouvelles missions que confient les directions à ses collègues depuis les attentats de 2015, qui impliquent de renseigner l’État sur la radicalisation des détenus. « Nous sommes des travailleurs sociaux (…). Comment puis-je faire ce travail si je suis identifiée comme agent de renseignement ? », interroge-t-elle dans L’Humanité.