Affaire Pérol: l’extrême lenteur de la justice

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Le juge chargé d'étudier l'éventuelle «prise illégale d'intérêt» de l'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée, parti diriger la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires, n'a toujours pas la faculté d'instruire.

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que la justice avance avec une extrême lenteur dans l'affaire Pérol. Alors que l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol est visé depuis de longs mois par des plaintes pour « prise illégale d'intérêt », à la suite des conditions controversées de sa nomination par Nicolas Sarkozy à la présidence de BPCE (fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires), le juge qui est en charge du dossier, Roger Le Loire, n'a toujours pas la faculté d'instruire. Il doit pour cela attendre le feu vert de la Chambre de l'instruction. Mais selon nos informations, les échéances pourraient se rapprocher : la date de l'audience devrait être fixée sous environ deux semaines. Et la Chambre de l'instruction pourrait se prononcer au plus tard en mars.