Mort d'Amine Bentounsi: tout s'écroule au procès, même les policiers

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Un policier a tué Amine Bentounsi, un délinquant en fuite, d'une balle dans le dos le 21 avril 2012. C'est bien la seule certitude du procès qui se tient cette semaine devant la cour d'assises de Bobigny. Car si personne n'est en mesure de confirmer la version du policier, et surtout pas un de ses collègues qui avait tout inventé, personne n'est capable non plus de prouver qu'il a menti.

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Les témoins manquent de précision. Les experts ne tranchent pas. Les soutiens s’effondrent. Après deux jours de procès sur les cinq qui sont prévus à la cour d’assises de Bobigny, rien ne vient pour l’instant fermement conforter ou infirmer la version du policier Damien Saboundjian. Le 21 avril 2012, à Noisy-le-Sec, celui-ci a tué d’une balle dans le dos Amine Bentounsi, un délinquant de 28 ans qui tentait de prendre la fuite une arme à la main. Damien Saboundjian affirme qu’Amine Bentounsi le braquait. Qu’il était en situation de légitime défense. Et que si sa balle l’a atteint non loin de la colonne vertébrale, c’est parce que le délinquant s’est soudainement retourné (voir le récit dans l'article précédent).