Hénin-Beaumont : les premières heures de la mission Mélenchon

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L’ancien candidat à la présidentielle du Front de gauche a donc choisi de venir affronter Marine Le Pen aux législatives, dans le Pas-de-Calais. Récit entre Maurice Thorez, le clientélisme socialiste, et Marine Le Pen.

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Finalement, il y va. Et il n’est pas près de caler. Après une semaine de réflexion et de tergiversations avec ses alliés communistes, Jean-Luc Mélenchon repart au combat. Ce samedi, il est venu se déclarer candidat à la législative de la onzième circonscription du Pas-de-Calais. Le matin dans le train l’emmenant à Lens, alors que son attachée de presse, Sophia Chikirou, compte le nombre de boîtes aux lettres (« 51 000 »), le héraut du Front de gauche étudie encore de près la carte d’une circonscription qui lui était jusqu’ici totalement inconnue. A bientôt 61 ans, c’est la première fois qu’il met les pieds à Hénin-Beaumont, haut lieu du socialisme ouvrier, aujourd’hui en pleine décrépitude, et en passe de devenir le laboratoire du « FN dédiabolisé » de Marine Le Pen.

Le matin, Mélenchon reconnaît « un peu d’appréhension, car il faut se remettre en campagne, remettre en route une mécanique, après un long effort durant la présidentielle ». Mais dans le train du retour, il ne cache pas son soulagement, après une journée de présentation réussie. « Oui, je le sens bien. Il me faut encore le temps de bien me mettre la carte électorale dans la tête, et on va faire une belle campagne… », assure-t-il, confiant. Mais il s’empresse d’ajouter, comme pour signifier son détachement : « Après, si les gens préfèrent un bras cassé à moi, ce sera leur problème… »