Karachi : un agent secret contredit la DGSI et accrédite la piste politico-financière

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Le témoignage d'un agent de la DGSI, recueilli par la justice dans l'affaire Karachi, décrit les opérations de surveillance d'un intermédiaire saoudien, qui aurait remis des espèces à un proche d'Edouard Balladur. Ce qui contredit la version de la DGSI, qui niait avoir surveillé cet intermédiaire. Et accrédite la thèse que l'attentat était lié à l'arrêt du versement des commissions occultes prélevées sur des contrats d'armement.

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C'est un témoignage majeur recueilli par la justice dans l'affaire de l'attentat de Karachi, qui a fait quinze morts dont onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002 au Pakistan. Comme le révèle vendredi matin Le Monde, un agent de la DGSI (ex-DST, le renseignement intérieur), dont on ne connaît que le nom de code (« Verger »), contredit la version de son service, qui a toujours privilégié la piste islamiste. Le témoignage de « Verger » accrédite au contraire la piste politico-financière, selon laquelle l'attentat a été commis en représailles au fait que Jacques Chirac a stoppé le versement de commissions qui auraient alimenté la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.