La fin du règne socialiste en Midi-Pyrénées

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Même dans un de ses bastions, le PS peine à retenir ses militants. Au rejet de la politique nationale s'ajoutent l'affaire Arif, la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac et surtout le manque de débat d'idées à l'intérieur des fédérations. La campagne pour les départementales s'annonce délicate. 

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Haute-Garonne, de notre envoyé spécial.-  « Si les dégoûtés s'en vont, ne resteront plus que les dégoûtants. » L'adage, attribué à Pierre Mauroy, est redevenu à la mode en Midi-Pyrénées. Aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur du Parti socialiste, l'expression fait florès et sonne affreusement juste. Entre l'affaire Arif, la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac, la gestion du barrage du Testet, le bilan de mi-mandat de François Hollande ou encore le manque de renouvellement de la classe politique locale, tout est fait pour que l'hémorragie militante se poursuive.