Services de renseignement : un maquis bien obscur

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Manuel Valls a promis devant l'Assemblée nationale de renforcer la lutte antiterroriste. Un nouveau fichier est annoncé. Les attentats de Paris soulignent pourtant les failles structurelles des services de renseignement, à la coopération défaillante.

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Six jours après le plus gros attentat survenu en France depuis 50 ans, le premier ministre Manuel Valls a salué devant l’Assemblée nationale « le travail de nos services de renseignement, DGSI, DGSE, services du renseignement territorial ». « Ils savent travailler ensemble, ils obtiennent des résultats, a déclaré mardi 13 janvier 2015 l’ancien ministre de l’intérieur. À cinq reprises en deux ans, ils ont permis de neutraliser des groupes terroristes susceptibles de passer à l’acte. » Mais à trois reprises en trois ans (Merah, Nemmouche, Kouachi et Coulibaly), ils n’ont pu empêcher des attentats.