Une remise d'impôt de 6 millions d'euros pour le principal condamné du procès Elf

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André Tarallo, l'ancien «Monsieur Afrique» d'Elf condamné en 2005, a profité d'une remise d'impôt de plus de 6 millions d'euros. Alors que le comité de magistrats – que le ministre du budget était tenu de consulter – avait émis un avis défavorable. Bercy comme Eric Woerth confiment les informations de Mediapart.

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Au cœur du scandale Elf, qui a défrayé la chronique politique et judiciaire française durant les années 1990-2000, André Tarallo, le «Monsieur Afrique» de l'ex-compagnie pétrolière, a profité des bonnes grâces fiscales du gouvernement. Alors que l'administration fiscale lui réclamait, au total, plus de 24,6 millions d'euros d'arriérés d'impôts, de majorations et de pénalités diverses, Bercy lui a accordé en mai 2009 une remise d'un peu plus de 6,2 millions d'euros, soit une somme équivalente au triple de l'amende qui lui a été infligée lors de son procès, en 2005. L'affaire risque de faire d'autant plus de bruit que le comité de magistrats – que l'ex-ministre du budget, Eric Woerth, était tenu légalement de consulter – avait émis au préalable un avis négatif.