Le président du Sporting Club de Bastia en sursis

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Jugé dans une affaire d’abus de biens sociaux, Pierre-Marie Geronimi pourrait être condamné à deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et interdit de gérer une entreprise, tout cela requis mardi 12 juin par le procureur de la République de Bastia.

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Deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et une interdiction définitive de gérer une entreprise ont été requis mardi 12 juin par le procureur de la République de Bastia contre le président du Sporting Club de Bastia. Pierre-Marie Geronimi n’était pas jugé pour ses fonctions au sein du club, mais pour des abus de biens sociaux commis en tant que gérant de la SARL de location de voitures LAC, aujourd’hui en liquidation judiciaire. Son addiction au jeu l’avait conduit à jouer au PMU avec l’argent de la société, à hauteur de 550 000 euros, au Café Riche, un bar bien connu de Bastia, où il claquait jusqu’à 500 euros par jour. Contre Charles Filippi, le gérant du Café Riche, un an de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et une interdiction de gérer pendant cinq ans ont été requis, pour recel d’abus de biens sociaux. Le jugement a été mis en délibéré au 12 septembre.