Après dix jours de grève, le dilemme des «travailleurs pauvres»

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Ils habitent loin de leur lieu de travail, ne peuvent pas recourir au télétravail et n’ont aucun espoir de négocier avec leur patron. Dans les secteurs du nettoyage et de la santé, les salariés subissent de plein fouet le mouvement social et risquent de perdre du salaire. Mais tous ne se plaignent pas.

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Qu’ils soutiennent ou non le mouvement social contre la réforme des retraites, la question ne s’est même pas posée pour eux. La grève, ils ne la font pas, parce qu’ils ne peuvent pas se le permettre financièrement. Et pourtant, les travailleurs les plus précaires sont parmi ceux qui subissent le plus la grève des transports lancée le 5 décembre, particulièrement en Île-de-France. Ces salariés habitent généralement loin de leur lieu de travail sans pouvoir recourir au télétravail, jonglent parfois entre de multiples employeurs, gagnent peu et ne sont pas en position de négocier avec leur patron.