«Gilets jaunes»: des policiers témoignent

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Alors que le bilan des violences policières est dramatique, des policiers ont accepté de revenir pour Mediapart, sous couvert d'anonymat, sur les opérations auxquelles ils ont participé. L’un parle de « guérilla » et soutient qu'« on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », un autre estime avoir été « instrumentalisé », un troisième adhère au mouvement tandis qu'un dernier s’inquiète de sa suite.

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C’était le 17 novembre 2018, acte premier des « gilets jaunes ». Touché par un projectile de la police, Richie, 34 ans, perd son œil gauche. Au cours de cette année de mobilisation, on déplore un décès, celui de Zineb Redouane, tandis que 315 autres personnes ont été blessées à la tête, vingt-trois ont été éborgnées, cinq ont perdu une main.