Il aura donc fallu onze mois, jour pour jour, aux juges antiterroristes pour se décider à interroger, mardi, l’un des hommes impliqués dans un trafic d’armes ayant alimenté Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes qui a fait quatre morts et neuf blessés le 9 janvier 2015. Dès le 14 janvier, les autorités slovaques avaient identifié les acheteurs des armes du crime – des fusils d’assaut VZ 58 Compact et des pistolets semi-automatiques Tokarev – retrouvées près du corps du terroriste, ainsi que Mediapart l’a révélé ici en septembre dernier. Dès le 16 janvier, les juges français en avaient été informés par Europol.