Un peu de justice pour les anciens salariés de PSA Aulnay

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Deux jugements sont tombés cette semaine en défaveur du groupe PSA Peugeot-Citroën à propos du plan social d'Aulnay-sous-Bois. Lundi, la cour d'appel de Paris a confirmé que la prime exceptionnelle accordée en 2013 aux seuls salariés grévistes marquait une « inégalité de traitement ». Mardi, 101 anciens salariés ont obtenu gain de cause devant les prud'hommes.

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C’était en juillet 2012, l’un des plus gros plans sociaux du quinquennat Hollande. PSA Peugeot-Citroën annonçait la suppression de plusieurs milliers de postes, dont la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis qui emploie 3 000 personnes, soit la première grande usine automobile française à baisser le rideau depuis Renault Billancourt en 1989. Mediapart a largement chroniqué les dix-huit mois de conflit, dont quatre de grève dure, qui ont suivi l’annonce de cette bombe sociale dans l’un des départements les plus pauvres du pays. Trois ans et demi plus tard, alors que le groupe a écrémé ses effectifs partout en France (11 600 suppressions de postes), un tiers seulement des ouvriers d’Aulnay sacrifiés sur l’autel de la compétitivité a été reclassé au sein du groupe. Quand ils n’ont pas bénéficié d'un départ volontaire en retraite ou d'un "congé senior" (4 000 en deux ans à l’échelle du groupe), les autres pointent à Pôle emploi et plus d’une centaine, selon la CGT, sont en fin de droits et survivent avec les 480 euros de l’allocation de solidarité spécifique (ASS).