L’affaire Urvoas ou la justice soumise

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L’affaire Urvoas, du nom de cet ex-ministre de la justice qui a transmis à un député une note confidentielle sur une enquête en cours le visant, est le révélateur d’une pathologie française dans son rapport à la chose judiciaire : la soumission.

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C’est un peu la version judiciaire de l’œuf et de la poule. Dans l’affaire Urvoas, il y a l’œuf : la faute personnelle d’un homme, l’ancien ministre socialiste de la justice, Jean-Jacques Urvoas, qui, alors qu’il était en exercice place Vendôme, n’a rien trouvé de mieux à faire que de transmettre au député macroniste Thierry Solère (ex-LR) une note confidentielle du ministère sur une enquête judiciaire en cours le visant personnellement. L’avenir dira si le geste du ministre relève du délit pénal.