«Gilets jaunes» blessés: l’arsenal policier en accusation

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Selon des sources syndicales, les munitions de courte portée pour lanceur de balles de défense (LBD) seraient à l’origine d’« erreurs de tirs ». La direction des CRS a renoncé à ce type de munitions parce qu’insuffisamment fiable. Le fournisseur est en outre mis en cause pour avoir minimisé la dangerosité des grenades de désencerclement et GLI-F4 livrées au ministère.

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C’est ce qu’un syndicaliste policier appelle « le scénario catastrophe ». « On a tiré plus de cartouches en trois mois qu’on en a tiré depuis l’arrivée du lanceur de balles de défense dans la police nationale, en 2007 », souligne-t-il. Selon les chiffres communiqués au Sénat, du 17 novembre 2018 au 5 février 2019, environ 14 500 balles en caoutchouc ont été tirées par les forces de sécurité en France dans le contexte des manifestations des « gilets jaunes ». Une partie de ces munitions, de courte portée, serait responsable d’un certain nombre d’« erreurs de tirs », selon des sources syndicales, jointes par Mediapart.