Delanoë/Royal/Aubry : la guerre des ralliements

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Paradoxalement, en ne faisant plus de sa candidature à la tête du PS «un préalable», la présidente de Poitou-Charentes pourrait retrouver une bonne partie de ses soutiens à la primaire socialiste de 2006, en vue du congrès de Reims (16 novembre). Mais Bertrand Delanoë et François Hollande, réunis mardi soir lors d'un meeting commun, ont confirmé leur alliance. À une semaine du dépôt des motions, on s'éloigne du grand rassemblement espéré par certains.

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On efface tout et on recommence, dans le jeu de mouvement socialiste. À une semaine du dépôt des motions (les textes d'orientation sur lesquels devront voter les militants avant le congrès de Reims en novembre), Bertrand Delanoë et François Hollande ont tenu meeting mardi soir à Cergy-Pontoise. Le maire de Paris y a confirmé «l'accord de fond» passé avec le premier secrétaire sortant du PS. «Nous sommes ensemble, d'abord des réformistes qui s'assument comme tels au service d'une efficacité de gauche pour la vraie justice sociale». Apparemment toujours aussi décidé à aller au bout, taclant même ses rivaux dans la course à la tête du parti: «Dans notre perspective commune, il n'y a pas d'arrière-pensées tactiques, il n'y a pas de combinaisons, il n'y a pas de discussions sur les partages de pouvoir». Ségolène Royal en est pour ses frais.