A Montpellier, des étudiants inquiets mais pas «va-t-en-guerre»

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Dans la cité étudiante aux multiples campus, on se sent solidaire de la jeunesse assassinée vendredi soir au Bataclan et dans les bars du centre-ville parisien. Mais on a du mal à se sentir en guerre. Et on redoute autant le terrorisme que ses effets sur une « France repliée ».

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Le tramway de Montpellier est bondé, ce lundi peu avant 9 h, sur la ligne 1 des campus et des cités universitaires de lettres et de sciences. À l’intérieur, beaucoup d’étudiants allant en cours ou rentrant de chez leurs parents le sac débordant de linge propre. Certains ont les yeux rivés sur leur portable, mais beaucoup lisent des journaux, le plus souvent gratuits. Deux jeunes se racontent leur week-end, passé devant la télé à suivre les chaînes d’info en continu. L’un dit à l’autre : « – Tu le connaissais, toi ? – Il était avec moi en amphi, ouais, je sais qui c’est. Il venait pas souvent en cours, il était surtout ultra-fan de musique. » Lui, c’est Hugo, l’une des victimes du Bataclan, étudiant en mastère d’intelligence artificielle.